CoworkingCamp Bordeaux : suites & interviews

CoworkingCamp@Bordeaux
CoworkingCamp@Bordeaux

 L’équipe de Silicon Sentier a mis en ligne sur Youtube quelques interviews de participants au CoworkingCamp du 19 novembre 2010 après avoir largement contribué au succès de cette manifestation. 

J’indique dans la vidéo les enseignements que je retiens de cette journée :

- sur la forme, un exercice assez bluffant d’innovation ascendante tirant partie de l’engagement des acteurs, de l’effet catalyseur du vaste bordel « organisé », …

- sur le fond, l’intérêt de créer une interaction entre grandes entreprises, PME, indépendants favorisé par l’emergence d’un (de plusieurs ?) lieu(x ?) sous l’impulsion des pouvoirs publics locaux et des initiatives privées,

- le plaisir d’avoir représenté Orange dans ces lieux et moments d’innovation, avec un ticket d’entrée somme toute faible au regard des perspectives qu’offrent ces « nids à innovation », pour reprendre l’expression de Christophe Aguiton.

Comme toujours lorsqu’il y a du pouvoir et de la visibilité à gagner, il va falloir dépasser les ego, les ambitions, les égoïsmes particuliers tant du côté des pouvoirs publics que des associations. Fastoche …  

  

Autres ressources produites  par Silicon Sentier :  

Merci à Nirina, Dilara et Antonin …

Une halte pour les nomades du web

Marie-Laure Cuvelier

Marie-Laure Cuvelier, présidente de BoCoWo

Une très bonne interview de Marie-Laure Cuvelier, présidente de l’association BoCoWo dans le journal Sud-Ouest du 18 novembre 2010 en perspective du coworking camp du 19 novembre 2010.

http://www.sudouest.fr/2010/11/18/une-halte-pour-les-nomades-du-web-242455-625.php

coworking camp – BT 6 – Terres Neuves – Bègles – 19/11/2010

Construisons ensemble un nouvel espace de travail et d’innovation partagée !
19 novembre 2010 aux Terres Neuves à Bègles (bâtiment T6)

Le coworking est une nouvelle tendance dans l’organisation du travail et des pratiques collaboratives. Apparus en 2005 sur la côte ouest des Etats-Unis, les espaces de coworking se sont multipliés, sous différentes formes, dans le monde entier.

Associant la flexibilité des travailleurs indépendants avec le monde de l’entreprise,  ces nouveaux espaces sont devenus des lieux emblématiques de de rencontre, collaborations et d’innovations impliquant une multiplicité d’acteurs.

L’Adeiso, Aquinum, Prolibre et Bocowo, vous proposent de réfléchir et construire ensemble un tel lieu dans l’agglomération bordelaise dans la perspective d’ouvrir un espace de liberté et de convergence, pour travailler ensemble et autrement.

Nous vous attendons  le 19 novembre  à partir de 10h30, Bâtiment T6, aux Terres Neuves, à Bègles.

Inscriptions libres et gratuites: http://barcamp.org/coworkingcamp2

Avec le soutien financier de Kokerboom, Ayeba, WebREPORT, Orange, IBM, Logica et le soutien institutionnel de la Communauté Urbaine de Bordeaux, Région Aquitaine, Ville de Bègles, INNOVALIS Aquitaine.

Avec le soutien matériel de la Société Anonyme d’Economie Mixte de Construction Immobilière de Bègles.

Coworking et entreprise 2.0

 La crise économique que nous vivons donne l’impression trompeuse que les problèmes managériaux et sociaux rencontrés par les entreprises dans leurs rapports avec leurs collaborateurs n’en sont que la conséquence. Or cette crise est structurelle et a commencé bien avant celle des subprimes.

Les entreprises sont à la recherche de nouveaux modèles managériaux prenant en compte les trois points clés que sont la convergence des technologies, la transformation du modèle économique (économie de service vs économie de production) et le développement durable.

Dans les hypothèses, voire les implémentations déjà réalisées, le dispositif critique est celui de l’innovation. Or cette innovation n’est possible que moyennant une relation du management avec ses collaborateurs radicalement différente : confiance, subsidiarité, utilisation des media sociaux, modèles d’organisation permettant la co-innovation, la co-conception, la co-production, … en somme le modèle d’innovation des travailleurs indépendants.

Dans une vidéo pas toute récente (juin 2009), longue (1 heure) publiée sur le site d’Orange Business TV, sont abordés ces sujets passionnants et qui font débat. Ainsi, si ce modèle d’innovation est le bon, faut-il l’introduire et le faire grandir en interne (déploiement d’un réseau social d’entreprise, de coworking spaces internes, …) ou, fort de l’idée qu’une entreprise innovante est une entreprise ouverte sur le monde, investir les lieux virtuels ou physiques où souffle le vent de l’innovation et qui sont par construction hors des « murs » de l’entreprise ?

http://www.orange-business.tv/2009/06/lentreprise-20-face-au-defi-de-la-crise-economique.html

Lignes Maginot numériques

Ligne Maginot

Les entreprises ont des attitudes très changeantes dans leurs rapports avec leurs collaborateurs.

Qu’elles les considèrent comme des charges et elles déploient des trésors de créativité dans leur marketing RH pour les amener à considérer comme raisonnable la rupture du lien contractuel. Qu’elles doivent faire face à des départs massifs et elles déploient des trésors de marketing RH pour recruter les jeunes diplômés.

Dans ce dernier cas le fin mot est la fidélisation, les parcours diversifiés et enrichissants, les promesses de promotion, alors que le mot honni de l’époque précédente était « carrière » dont les ingrédients essentiels étaient les parcours diversifiés et enrichissants, les promesses de promotion …

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Le coworking pour recréer un lien social perdu

Externalisation

Daniel Cohen écrit dans « Trois leçons sur la société post-industrielle » : « La société industrielle du XXème lie un mode de production et un mode de protection. Elle scelle l’unité de la question économique et de la question sociale. »

Au-delà d’un salaire contre un travail, elle offre un espace de socialisation, de solidarité, de protection, culturel et logistique. Du dirigeant à l’ouvrier tous les collaborateurs de la société sont solidaires au travers de leur statut de salarié.
La société post-industrielle organise scientifiquement la transformation de ce modèle : les dirigeants sont accessoirement salariés et essentiellement actionnaires, les activités à faible valeur ajoutée sont externalisées, les ingénieurs sont regroupés dans des bureaux d’études indépendants et ne croisent plus les ouvriers dont l’activité est transférée vers des régions à bas coûts de main d’œuvre.

Pour celles et ceux qui, par contrainte ou par opportunité décident de quitter la société post-industrielle pour devenir ses sous-traitants ou ses conseils une question se pose : comment bénéficier à la fois de l’autonomie qui a présidé au choix et retrouver un environnement solidaire, culturel, logistique, social sans lequel l’autonomie n’est que solitude ?

Les « coworking places » proposent à une population de travailleurs indépendants des lieux interconnectés répondant aux enjeux d’une nouvelle organisation du travail pour ces nouveaux travailleurs.

Outre la fourniture d’espace de travail individuels et collectifs connectés, ils promeuvent par leur animation et leur programmation d’événements économiques, sociaux et culturels un état d’esprit communautaire favorisant la rencontre, la collaboration, la création et l’innovation.